A partir de 847, quelques moines vont développer leur petit monastère dans une vallée plantée de saules, Salegine,  saulée en français, d’où le nom de Salaise.
A la fin du 19e siècle, le centre du village de cette petite commune rurale s'est déplacé à son emplacement actuel.  L'installation des usines chimiques au début du 20e siècle va transformer ce territoire.

Le Prieuré de Salaise

Conservé dans un écrin de verdure, le Prieuré est un monument bien protégé  : le choeur et la crypte sont classés au titre des monuments historiques. Ce prieuré des moines de Saint Claude, dont l'origine remonte à l'époque carolingienne, constitue, avec la Maison du Prieur attenante, un ensemble architectural remarquablement restauré dans un environnement verdoyant. Un lieu privilégié, au calme, qui a aujourd'hui une vocation culturelle pour accueillir des concerts et des expositions.

Pour en savoir plus : 
La mairie de Salaise propose à la vente l'ouvrage "Salaise, un Prieuré à la campagne", édité par le Conseil départemental de l'Isère en 2017.
Ouvrage disponible (au prix de 18€) auprès du Service culturel en mairie.
Tél : 04 74 29 00 80
Culture@mairie-salaise-sur-sanne.fr


Les cités, un patrimoine industriel


Au début de la première guerre mondiale, la Société Chimique des Usines du Rhône n'arrive plus à répondre aux besoins exceptionnels en phénol (explosif) et en ypérite (gaz moutarde).
Une annexe de l'usine de Saint Fons est donc créée sur les communes de Péage de Roussillon, Roussillon et Salaise sur Sanne. Aprés la guerre, l'usine se reconvertit et s'étend. La production est de plus en plus importante : la population locale, des paysans essentiellement, est réquisitionnée, puis les usines recrutent dans les départements environnants. Enfin, de nombreux travailleurs étrangers (espagnols, portugais, algériens) intègrent le site. Ils sont logés dans les cantonnements, puis dans les cités.

Une oeuvre d'art contemporain leur rendant hommage est inaugurée en septembre 2013 sur les murs du Rhodia Club. Conçue par l'artiste plasticien Pierre David, cette oeuvre est composée de 3300 carreaux de faïence illustrés des photos de familles des cantonnés de l'époque. 


Pour en savoir plus :


La fontaine Saint-Juste

Mentionnée dès le XVIIe siècle, elle a peut-être été édifiée par des pèlerins pour honorer St Juste de Condat. Certaines personnes ont témoigné que cette eau avait des vertus bénéfiques pour soigner les fièvres malignes des marais, mais aussi les morsures de serpent ! 



Le pont des moines 

Daté du XIIe et XIIIe siècle, il est le plus vieux pont de Salaise et a souvent subi les assauts des crues de la Sanne, notamment en 1993, où l’une des trois arches a été emportée. Elle a été reconstruite dans le style d’origine. 



La Rebatière

Elle fut érigée par Antoine Régis Rebat, seigneur d’Ozon, au milieu du XVe siècle (1453). Au début simple ferme fortifiée, elle a néanmoins gardé son aspect “architecture italienne” car les Musino en étaient les propriétaires de 1520 à 1664 : poterne, machicoulis, tour poivrière. Notons également un très bel auvent dauphinois. 



L'église Saint Juste

Cette église de style néoroman et de type basilical a été édifiée entre 1877 et 1882 au cœur du bourg. L'église comporte une longue nef voûtée en berceau, flanquée de deux bas-côtés, un transept saillant, une abside semi-circulaire et un déambulatoire.


Personnalités

Les maires de Salaise sur Sanne

Finand Benoît                    1790 - 1795
Cloppet Louis*                  1795 - 1797
Durozoy Jean*                  1797 - 1797
Finand Benoît*                 1797 - 1798
Minjolat Antoine*            1798 - 1799
Bernard Claude*             1799 - 1799
Finand Benoît*                1799 - 1800
Durozoy Joseph               1800 - 1817
Perouse Xavier                 1817 - 1834
Eymonot Jean-Antoine   1835 - 1838
Perouse Xavier                 1838 - 1843 
Durozoy Nicolas              1843 - 1847
Richard Victor                  1847 - 1848
Decœur Ennemond        1848 - 1851

Durozoy Nicolas               1852 - 1853
Richard Victor                   1853 - 1855
Guigue François-Victor    1855 - 1876
Richard Eugène                 1876 - 1879
Mourette Joseph               1879 - 1881
Mourette Charles             1881 - 1900
Barge Joseph                     1900 - 1905
Philip Clovis                       1905 - 1908
Marchand Jean-Louis       1908 - 1912
Guigues Jules                     1912 - 1913
Marchand Jean-Louis       1913 - 1915
Barge Charles**                1915 - 1919
Payen Ferdinand              1919 - 1920
Guigue Paul-Jules              1921 - 1924

BERNARD Ignace               1924 - 1925
CHANCRIN Henri               1925 - 1929
BERNARD Ignace               1929 - 1935
GUIGUE Paul-Jules            1935 - 1941
Julien Paul                           1941 - 1944
BARGE Joseph                    1944 - 1944
Nivon Julien                        1944 - 1959
BOUVIER Laurent               1959 - 1977
Plat Joseph                          1977 - 1993 
De barros Joseph               1993 - 2005
Crouail Jackie                       2005 - 2015
VIAL Gilles                            2015

* Agent municipal
** Premier conseiller remplace le maire décédé et l’adjoint mobilisé

Avit Pierre Nicolas

Né à Salaise sur Sanne le 5 mars 1907, Avit Pierre Nicolas est un aviateur français.
Le 25 juin 1938, en essayant un planeur polonais prototype, il trouve la mort. Avit Pierre Nicolas comptait alors 100 heures de vol sur avion prototype dont 60 heures de vol de nuit et 130 heures sur planeur. Il avait mis au point 14 avions militaires, 8 avions de transport, 5 avions de tourisme, 7 avions étrangers et 4 planeurs.

Pierre Quinon

Pierre Quinon était un champion du saut à la perche qui a commencé sa carrière d'athlète au Rhodia club athlétisme de Salaise-sur-Sanne.
Il est détenteur  du record du monde de la discipline en 1983, a remporté le titre Olympique l’année suivante aux Jeux de Los Angeles et a été sacré champion de France trois années consécutives, en 1982, 1983 et 1984.
Il est décédé le 18 août 2011, à l’âge de 49 ans. Le gymnase du collège de Salaise sur Sanne porte son nom.